ENGRAMME

Étude d’une réactivation systémique

« Le trauma n’est pas un souvenir. C’est une trace biologique en attente de son signal. »

ENGRAMME est une série née d’une réactivation traumatique survenue en février 2026. Pendant environ trente jours, le présent a été saturé par un signal parasite rendant la réalité indiscernable de la mémoire. Cette page rassemble les images, le protocole et les axes d’analyse issus de cette traversée.

Le Protocole

En février 2026, un événement vieux de vingt ans a rompu sa mise en quarantaine.

Ce que la psychologie nomme reviviscence s’est manifesté comme une effraction totale. Le corps et l’esprit ont été instantanément replongés dans la géographie physique du trauma initial. Pendant près de trente jours, le présent s’est trouvé saturé, par vagues, d’un signal parasite. La réalité et la mémoire ont cessé d’obéir à une frontière stable.

Pour tenir, j’ai dû devenir mon propre sujet d’étude.

Cette série constitue le journal de bord de cette crise. Elle documente le passage d’un état de submersion à une tentative de reprise de contrôle par l’analyse clinique. L’art y devient un microscope. Le modèle IFS, une boussole. Ensemble, ils servent à cartographier la fragmentation de la conscience, ses mécanismes de défense, ses points de rupture, ses tentatives de réorganisation.

Pourquoi cette série existe

ENGRAMME existe pour donner une forme visible à une réactivation traumatique et à ses mécanismes. En portant cette expérience dans le champ de l’image, de l’analyse et du langage, la série transforme une crise en objet d’observation. Elle ouvre un espace où la trace devient lisible, où la fragmentation devient cartographiable, où l’intime atteint une portée collective. Partager ce travail revient à faire de l’art un instrument de connaissance, de transmission et de reprise d’autorité.

Note finale

Cette série ne cherche pas à illustrer un souvenir. Elle observe une réactivation, ses formes, ses parasites, ses architectures internes.